Pour la FMF, la liberté tarifaire n’est pas une fin en soi…

Mardi 25 mai 2010

La FMF a toujours défendu les idées libérales, qui déclinent le mot « liberté ».
Liberté d’installation, de prescription, du choix de son praticien par le patient, des honoraires (la FMF n’est elle pas à l’origine du secteur 2 ?)… autant de principes aujourd’hui largement écornés.

La FMF stigmatise le tarif dit d’autorité qui n’est qu’un outil de subordination aux Caisses.
Pour la FMF le travail médical est intrinsèque, et ne saurait dépendre de son éventuel remboursement par les Caisses. Ainsi elle préconise une dissociation du montant des honoraires des seules possibilités financières des caisses.
Le décalage ne cesse de croître entre le niveau de prise en charge par l’assurance maladie et le coût réel des actes. La recherche d’une liberté tarifaire n’est donc pas une fin en soi mais une nécessité si l’on souhaite que perdure l’exercice libéral. Et si ce dernier semble aujourd’hui désaffecté, il correspond cependant par sa plus grande efficience, aux attentes profondes de nos concitoyens et aux besoins de la société.
Or, l’accès aux soins de la partie de la population à la solvabilité limitée et, partant de là, le maintien d’une médecine libérale de qualité dépendent nécessairement d’une forme ou une autre de contractualisation.
Mais nous savons aujourd’hui que l’exercice médical contractuel lui-même ne pourra redevenir équitable pour les Libéraux que s’il est équilibré par la possibilité pour tout professionnel de le pondérer par une liberté tarifaire, notamment quand le choix du patient est de s’affranchir du cadre. Le paiement direct à l’acte demeure le pilier de l’exercice libéral, cependant la prise en compte du coût de la pratique, de structure, ou de la rémunération de certaines activités impliquent aujourd’hui une part de forfaitisation.
Pour la FMF c’est par la mixité des sources de financements et des formes de rémunérations que l’on tendra vers un système efficient sur le plan économique, en gardant un esprit entrepreneurial de santé au service de la population.
Notre positionnement dérangeant s’éloigne d’une collaboration et d’une cogestion du système qui s’est traduit notamment par la signature de la dernière convention. Celle-ci loin de favoriser l’exercice libéral de la médecine a montré qu’elle conduisait à l’impasse, et a accentué le mouvement de paupérisation rampante de la profession que nous constatons depuis de nombreuses années.
Dans un contexte de contraintes professionnelles fortes où le salariat apparaît pour certains une solution, la FMF estime qu’une orientation libérale de notre système de santé lui permettra de sortir de l’ornière tout en sauvegardant la profession et une pratique libérale de proximité.
Pour la FMF la prochaine convention ne doit pas se décliner à l’identique de la précédente, sacrifiant encore davantage les revenus et les conditions de travail des médecins.
La FMF mène une politique syndicale résolument fédératrice et se bat pour une égalité de traitement entre tous les médecins.
Ainsi la FMF souhaite réunifier la profession au sein d’un Secteur Unique à Honoraires Librement Modulables

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